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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 00:39

Article paru dans les echos.

Comment pourrait-il en être autrement? Il est en effet absurde de croire qu'on puisse imposer la même politique, en particulier la même politique monétaire, à 27 Etats qui ont 27 intérêts nationaux divergents dans quasiment tous les domaines. L'union européenne est donc devenue un système autobloquant, comme ce n-ième sommet européen vient de nous le rappeler. Pour savoir pourquoi l'Europe est-elle comme elle est, nous vous recommandons la conférence de François Asselineau sur ce sujet.

 

 

 

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Français et Allemands affichent leurs divergences sur l'opportunité de créer des euro-obligations. La mise en avant d'un agenda pour la croissance ne fait plus débat. La Grèce continue d'inquiéter les leaders européens.

Le ton a été donné dès l'arrivée des dirigeants européens à Bruxelles, réunis mercredi soir pour un dîner informel consacré à la croissance et à la situation grecque. Rompant avec les habitudes de son prédécesseur, le nouveau président français, François Hollande - qui avait voyagé en train avec son partenaire espagnol, Mariano Rajoy -a fait une déclaration publique, soulignant qu'il fallait prendre d'urgence des mesures pour la croissance et confirmant que les euro-obligations feraient partie des discussions. « Nous avons une obligation, qui est de relever très rapidement les taux de croissance », a-t-il dit. Sans quoi « nous n'atteindrons pas les objectifs de réduction des déficits et nous aurons des doutes qui se créeront sur les marchés », a-t-il expliqué.

Quelques minutes plus tard, la chancelière allemande, Angela Merkel, répondait du tac au tac en indiquant que, pour elle, « les euro-obligations ne sont pas une solution qui contribue à la relance de la croissance » et qu'elles sont contraires au traité, répétant ainsi son opposition à la proposition française, une position partagée quelques instants plus tard par le Premier ministre finlandais, Jyrki Katainen. Elle a dit qu'elle plaiderait, pour sa part, pour une augmentation du capital de la Banque européenne d'investissement et pour un renforcement du marché intérieur européen. Dans « Le Monde », son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, affirmait que « celui qui souhaiterait relancer la croissance à court terme à l'aide de programmes de dépenses financés par les dettes n'a rien appris des expériences dramatiques de la crise ».

Le président du Conseil italien, Mario Monti, s'est voulu plus optimiste : « Nous savons que pour certains pays les euro-obligations ne sont pas digestibles à court terme, mais c'est une réunion importante, parce que tout n'est pas écrit, et que c'est une page ouverte. »  

Besoin de liquidités

Un peu plus tôt, à l'issue d'un déjeuner partagé avec Mariano Rajoy, François Hollande avait insisté sur la nécessité de dégager des objectifs pour l'Europe. « Ce soir, nous devons réfléchir à des enjeux économiques - comment mettre de la croissance -, à des enjeux financiers - comment mettre des liquidités -, mais aussi à des enjeux politiques - qu'est-ce que nous voulons faire ensemble », a-t-il poursuivi. Dans l'immédiat, les deux dirigeants ont réclamé des liquidités pour le système financier européen et demandé que toutes les banques européennes puissent être consolidées. Le chef du gouvernement espagnol a répété que si les banques espagnoles auront sans doute besoin d'une recapitalisation, « l'Espagne n'a nullement l'intention de solliciter une aide financière internationale pour ses banques ». Dans une allusion à la BCE et à son programme de rachat de dettes souveraines, il a déclaré qu'il y avait « des instruments plus rapides que les fonds européens pour résoudre les problèmes de financement et de liquidité ». Il a jugé les coûts de financement actuels de la dette dans la zone euro « insoutenables ». La question de l'octroi d'une licence bancaire au Fonds européen de stabilité (FESF) fera aussi partie des propositions sur la table, selon François Hollande.

Si le débat sur la croissance devait occuper l'essentiel du dîner, la situation dramatique de la Grèce ne pouvait être éludée. Les chefs d'Etat devaient rappeler leur attachement au maintien de la Grèce dans la zone euro. Mais « les Grecs doivent respecter les engagements qui ont été pris. En même temps, la zone euro doit montrer qu'elle peut soutenir la Grèce », a dit François Hollande. Le président a nié avoir eu connaissance d'une note d'un comité de l'eurogroupe recommandant aux pays membres de se préparer à une éventuelle sortie de la Grèce de l'euro. A Bruxelles, un représentant du Conseil européen précisait qu'il ne s'agissait pas d'un plan de sortie de la Grèce, mais d'une série d'études d'impact des différents scénarios envisagés.

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Published by sortirdeleuro2012 - dans Un déni de démocratie
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  • : SORTIR DU TITANIC AVANT QU'IL NE COULE!! Ce blog vise à permettre au plus grand nombre de citoyens d'ouvrir les yeux sur la triste réalité du désastre de l'euro, dont le bilan catastrophique est désormais incontestable et dont la fin inéluctable se rapproche à grands pas.
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