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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:53

Christian Saint-Etienne est professeur titulaire de la chaire d’économie indushttp://www.christiansaint-etienne.eu/blog/public/cse/cse.jpgtrielle au Conservatoire national des arts et métiers, professeur à l’université Paris-Dauphine et membre du Conseil d’Analyse économique (CAE). Il est président de l’institut France Stratégie. Il est docteur d’Etat ès sciences économiques et titulaire d’un master d’économie de la London Schools of Economics et d’un master d ’économie mathématique de Carnegie Mellon University. Il a été économiste au Fonds monétaire international et à l’OCDE. Christian Saint-Etienne est l’auteur de plusieurs ouvrages pour lesquels il a obtenu de nombreux prix.

 


La zone euro sous tensions


Les débats théoriques préalables à la création de l'euro comportaient des éléments particulièrement éclairants : les réactiver permet de prendre réellement la mesure des difficultés actuelles. Tout d’abord, l’histoire économique montre qu’il ne peut y avoir de divergence durable entre souveraineté politique et souveraineté monétaire : « tôt ou tard, la zone monétaire s’unifie politiquement, ou bien elle éclate » selonLes débats théoriques préalables à la création de l'euro comportaient des éléments particulièrement éclairants : les réactiver permet de prendre réellement la mesure des difficultés actuelles. Tout d’abord, l’histoire économique montre qu’il ne peut y avoir de divergence durable entre souveraineté politique et souveraineté monétaire : « tôt ou tard, la zone monétaire s’unifie politiquement, ou bien elle éclate » selon Christian Saint-Etienne. Mais la théorie économique enseigne surtout qu’un certain nombre de conditions doivent être réunies pour qu’un groupe de pays ait intérêt à choisir une zone monétaire de parités fixes plutôt que conserver des parités flottantes et donc décider d’une union monétaire. Le Prix Nobel d’économie Robert Mundell insiste sur la nécessaire mobilité des facteurs de production (travail, capital) au sein de la zone, et sur la présence d’un budget suffisant pour amortir les chocs frappant les économies. D’autres critères ont été ajoutés dans des travaux ultérieurs, comme la proximité du degré d’ouverture des économies, ou les préférences homogènes des pays participants (taux d’inflation, productivité, partage des revenus). La zone euro réunit certains critères, comme le degré d’ouverture et l’intensité des échanges commerciaux entre les membres, mais ne remplit pas totalement celui de mobilité des facteurs, et ne dispose pas d’un budget suffisamment important pour exercer les compensations nécessaires en cas de crise. Par ailleurs, la divergence des politiques économiques au sein de la zone explique en grande partie l’hétérogénéité des performances économiques (la contribution des exportations à la croissance a été ainsi bien plus forte en Allemagne qu’en France, confrontée à une érosion rapide de ses parts de marché ces dernières années). Christian Saint Etienne remarque ainsi que les résultats enregistrés par les pays membres de la zone euro ne sont pas supérieurs à ceux des pays qui n’en sont pas membres, au sein de l’Union européenne (les trois grands pays de la zone euro, la France, l’Allemagne et l’Italie ont d’ailleurs enregistré une faible croissance de leur PIB/habitant sur la période 1999-2008). Le recul historique montre aussi que la période préalable à l’euro, au sein du système monétaire européen (1979-1999), affiche de meilleurs résultats matière de croissance. Si la monnaie unique constitue un solide bouclier contre la brutalité des crises monétaires et financières, le coût en termes de croissance et d’emploi s’avère élevé en l’absence d’un gouvernement économique qui autoriserait une meilleure coordination des politiques économiques.


Les effets de la crise mondiale


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      La crise affecte la zone euro de trois manières : elle conduit à un désendettement rapide des ménages et des entreprises qui force les Etats à compenser par une croissance de l’endettement public pour soutenir la demande globale. Elle réduit les perspectives de croissance des pays développés en raison d’un ralentissement des échanges avec les pays émergents. Enfin, l’endettement élevé des acteurs économiques entraîne une montée des primes de risques imposées par les marchés financiers, et implique une élévation des taux d’intérêt réels (en période de pressions déflationnistes) qui obèrent d’autant les marges de man œuvre pour une relance concertée. Mais l’effet à craindre sur la solidité de la zone euro concerne surtout la divergence croissante de la situation économique des Etats membres, dont les intérêts deviennent parfois contradictoires. Ainsi, le couple franco-allemand, traditionnellement moteur de la construction européenne, est également sous pression : la France spécialisée dans l’exportation de produits de gamme moyenne sensibles à la compétitivité-prix a besoin d’un euro faible pour enrayer la dégradation de son commerce extérieur, alors que l’Allemagne, positionnée sur des produits industriels hauts de gamme se satisfait aisément d’un euro fort qui lui permet d’acquérir des biens intermédiaires à des prix plus faibles. Or ces divergences sont parfaitement perçues par les marchés financiers, conscients des difficultés éventuelles de remboursement futur de la dette : c’est précisément cette raison qui avait déclenché de violentes secousses monétaires au sein du système monétaire européen au cours des années 1990.

 

http://www.melchior.fr/La-fin-de-l-euro.10308.0.html

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Published by sortirdeleuro2012 - dans Une aberration économique
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  • : SORTIR DU TITANIC AVANT QU'IL NE COULE!! Ce blog vise à permettre au plus grand nombre de citoyens d'ouvrir les yeux sur la triste réalité du désastre de l'euro, dont le bilan catastrophique est désormais incontestable et dont la fin inéluctable se rapproche à grands pas.
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