Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 19:23

Article paru dans lemonde.

 

Le premier ministre portugais, avant même d'être élu en juin 2011, s'était engagé auprès d'instances étrangères (UE, BCE, FMI, Banques privées etc) de mettre en oeuvre un plan d'austérité drastique, aussi injuste que contre-productif. Comme l'avaient prédit tous les économistes sérieux avec l'exemple de la Grèce, ce plan a enfoncé le pays dans la récession, diminuant les recettes fiscales, ce qui empêche toute réduction du déficit public, malgré la souffrance sociale. Ce dont a besoin le Portugal, c'est une dévaluation importante, y compris par rapport à la France et l'Allemagne, afin de restaurer sa compétitivité, ce qui lui impose de sortir de cette prison économique et démocratique qu'est l'euro-maginot... 

Le gouvernement portugais devra choisir entre l'euro et son peuple.

 

Image-6.png

 

 

De nombreux secteurs publics, en particulier les transports, ont été perturbés au Portugal par une grève générale contre les mesures d'austérité du gouvernement de centre-droit, jeudi 22 mars. Mais la mobilisation a semblé inférieure à celle des précédents mouvements sociaux.

Troisième pays de la zone euro à obtenir une assistance financière après la Grèce et l'Irlande, le Portugal a reçu en mai 2011 de l'UE et du FMI un prêt de 78 milliards d'euros en échange d'un plan de réformes. Un plan marqué par des mesures de rigueur sans précédent.

> Lire notre cadrage, "Malgré les efforts consentis, l'horizon reste sombre pour le Portugal"

Des manifestations ont eu lieu dans la capitale et dans plusieurs autres villes. A Lisbonne, le métro a été fermé et l'activité dans les principaux ports du pays réduite. Hôpitaux, tribunaux, administrations, postes, bibliothèques, musées, ramassage des ordures ménagères, de nombreux services publics ont tourné au ralenti. Le mouvement n'a pas touché les transports aériens tandis qu'à Lisbonne, un service minimum était assuré pour les transports en commun.

"INTIMIDATION SUR LES LIEUX DE TRAVAIL"

Sans donner d'indications précises sur l'ampleur de la mobilisation, le leader de la centrale, Aménio Carlos, a mis en avant "les difficultés financières et l'intimidation sur les lieux de travail", pour expliquer une participation apparemment inférieure à celle qu'il espérait.

Une brève échauffourée a toutefois éclaté entre des jeunes "indignés", qui organisaient leur propre cortège, et les forces de l'ordre qui les encadraient. Selon l'agence Lusa, qui a fait état de plusieurs blessés légers, des jeunes ont jeté des objets en direction de la police qui a ensuite chargé les manifestants.

La principale confédération syndicale portugaise CGTP avait appelé à la grève sans le soutien de l'autre grande centrale syndicale, l'UGT, qui l'avait épaulée lors des deux précédentes grèves générales de novembre 2010 et novembre 2011. Les deux syndicats se sont divisés sur une réforme du code du travail, acceptée par l'UGT mais que la CGTP a catégoriquement rejetée, qualifiant de "retour au féodalisme" l'assouplissement en matière d'horaires et de licenciements et la suppression de jours fériés et de jours de congés.

Cette réforme annoncée par le gouvernement sera la semaine prochaine au Parlement, où la coalition de droite dispose d'une confortable majorité.

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by sortirdeleuro2012 - dans Un déni de démocratie
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Sortir de l'euro 2012
  • Sortir de l'euro 2012
  • : SORTIR DU TITANIC AVANT QU'IL NE COULE!! Ce blog vise à permettre au plus grand nombre de citoyens d'ouvrir les yeux sur la triste réalité du désastre de l'euro, dont le bilan catastrophique est désormais incontestable et dont la fin inéluctable se rapproche à grands pas.
  • Contact

Recherche