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Dans les années 90 l'Argentine a commis une grave erreur. Elle a abandonné sa propre monnaie, donc une politique monétaire adaptée spécifiquement à la situation économique nationale, pour intégrer la zone dollar. Un peso argentin valait un dollar américain. Or, le taux de change du dollar, très fort au début des années 2000, ne correspondait absolument pas aux fondamentaux de l'économie argentine. Le pays avait besoin d'une monnaie faible pour soutenir ses exportations. Cette situation a détruit l'industrie argentine et plongé le pays dans la récession, creusant le déficit et la dette publics. Le FMI, comme aujourd'hui la "Troïka" en Grèce ou au Portugal, a imposé un plan de rigueur drastique sans permettre au pays de sortir de la zone dollar pour dévaluer. Comme cela était prévisible cette politique a conduit à une impasse: souffrance sociale, chômage de masse, aggravation de la récession, baisse des recettes fiscales et explosion du déficit et de la dette.

Après 4 années de récession, Nestor Kirchner est arrivé au pouvoir en 2003. Son gouvernement a résisté aux injonctions du FMI, fait défaut sur une grande partie de la dette publique, mis en oeuvre un plan de relance (et non pas de rigueur!!) et SURTOUT il a dévalué le peso argentin de 72% par rapport au dollar. Bilan: au bout de quelques mois, la croissance est revenue, procurant une hausse des recettes fiscales et diminuant le chômage; l'Argentine a connu une décennie de prospérité sans précedent, avec une croissance moyenne de 8% par an.


En adoptant l'euro-mark, les dirigeants européens ont commis la même erreur: cette monnaie est totalement surrévaluée par rapport à la compétitivité intrinsèque des économies grecque, italienne ou française. La France, comme l'Argentine il y a 10 ans, a cessé d'avoir une politique monétaire "sur mesure", correspondant aux besoins de l'économie française, qui sont très différents de ceux de ses voisins, en particulier de l'Allemagne.

L'UE, la BCE, et les gouvernements européens reproduisent les mêmes erreurs que le FMI. Pour sortir de la crise de l'endettement public, il est indispensable de relancer la croissance en soutenant la compétitivité, c'est-à-dire en dévaluant de façon importante. Une dévaluation de l'euro, de toute façon quasiment interdite par les traités européens, ne saurait être suffisante puisque la Grèce, l'Italie, l'Espagne mais aussi la France doivent également dévaluer par rapport à l'Allemagne (ou laisser le Deutsche Mark s'apprécier ce qui revient au même).

Ainsi, il n'y a pas de sortie de crise possible sans sortie de l'euro-titanic. L'échec historique de la monnaie unique et son explosion inéluctable avaient été prédits dés 1992 par tous les grands économistes de la planète. Espérons seulement que l'agonie de l'euro-maginot se terminera le plus tôt possible!!

 

 


 

 

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  • : Sortir de l'euro 2012
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  • : SORTIR DU TITANIC AVANT QU'IL NE COULE!! Ce blog vise à permettre au plus grand nombre de citoyens d'ouvrir les yeux sur la triste réalité du désastre de l'euro, dont le bilan catastrophique est désormais incontestable et dont la fin inéluctable se rapproche à grands pas.
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